Et si on jouait sur PC sans tour, sans éclairage RGB, sans ordinateurs portables gamer à l’apparence grotesque et sans tirer la fibre partout avec soi.

Si vous ne me connaissez pas, sachez que je passe littéralement ma journée sur un ordinateur. Celui du boulot entre 7:45 et 17:00 puis un de mes PCs, la Wii U (hé oui), ma tablette ou un bidouillage quelconque. C’est un peu long mais il se trouve que je possède presque une dizaine de terminaux numériques. Passons sur la Wii U qui me sert à jouer aux jeux de M. Nintendo et regarder Netflix, pour le reste, les usages que je fais de mes autres appareils se recoupent fortement. C’est pourquoi j’envisage de factoriser mes appareils.

La redondance de certaines tâches m’amène à me demander s’il est pertinent de posséder une machine de plus pour une tâche de plus. Dans mon cas, mon PC fixe –grosse tour de gamer– ne me sert qu’a jouer ou presque tandis que je fais tout le reste sur mon PC portable voire mon smartphone pour certains trucs simples.

Si vous croyez me voir venir, sachez que je ne vais pas vous vendre le concept du PC gamer transportable de 8,5kg en 19″ avec des roulettes et une poignée, ni celui d’un serveur dans le nuage. Mon rêve à l’heure actuelle, c’est de posséder un PC portable suffisamment léger pour que je puisse continuer de l’emmener avec moi partout ou je vais avec une bonne autonomie mais qui me permette quand même de jouer quand je rentre chez moi ou que je pars en LAN party, en français événement en réseau local. Nous sommes donc face à la quadrature de l’informatique! Le PC de mes rêves n’existe pas encore tout à fait mais il devrait bientôt débarquer sur le marché à un prix raisonnable. Maintenant que je vous ai bien vendu la bestiole, voici ma configuration idéale :

Dans un châssis de portable 14″, je voudrais un processeur AMD Ryzen 5 de 2e voire 3e génération avec un coprocesseur graphique pas trop gourmand, un refroidissement efficace, 16Go de RAM à minima et un petit SSD de 1To. Jusque là tout va bien, on est sur la prochaine génération d’ultraportables, l’astuce se trouve dans la libération par Intel de sa norme Thunderbolt 3 qui est actuellement la plus versatile et la plus puissante des connectiques externes du marché. Le Thunderbolt 3 a la forme du tout nouvel USB type-C et un débit théorique de 40Gb/s. Et j’espère vraiment le voir arriver chez le fondeur de puce AMD.

La deuxième moitié de mon fantasme, c’est un petit boîtier capable d’accueillir une carte graphique de taille standard, un bloc d’alimentation et équipé d’une poignée pour aller voir les copains. Au cul de la brique, j’aurais toutes mes connectiques : un port Ethernet parce que quand même, ça marche mieux que le WiFi, des USB pour tous les périphériques que je n’emmène pas en vadrouille et des prises vidéo pour le 22″ qui trône sur mon bureau. On appelle cette brique un eGPU pour external graphic processing unit, ou une carte graphique externe en bon français. A l’usage, ça permettrait de se promener partout avec un PC au poids et à l’encombrement restreint mais capable de faire tourner mes jeux quand je rentre à la maison. Il suffit de brancher un seul câble pour avoir à disposition un appareil puissant, un écran et tous mes périphériques.

Fin du fin, je pourrais faire évoluer l’appareil. La carte graphique aurait un format standard et pourrait être remplacée sans difficulté. Côté processeur, AMD a annoncé un  socket unique pour toute la gamme mobile AMD ce qui permettra à terme de changer de processeur sans se soucier des compatibilités comme c’est le cas chez le concurrent en short bleu.

Évidemment, si vous êtes un véritable aficionado, vous connaissez déjà les Razer Core, Alienware Graphics Amplifier ou Asus ROG XG STATION 2 et peut-être même les modèles de marques moins connues. Ce sont de très beaux produits et un concept très intéressant. J’ai découvert ce genre de système en décembre 2007 dans PC Jeux #117. Le Fujitsu Amilo GraphicBooster y avait un petit encart. A l’époque, c’était extrêmement niche comme concept, j’ai trouvé ça révolutionnaire. La technologie alors n’était pas mature et pendant longtemps l’industrie n’est pas allée plus loin dans cette voie.

Aujourd’hui, la technologie est prête, il ne nous manque plus qu’un fabricant pour tout mettre ensemble proprement. Enfin, pour concurrencer ma bonne vielle tour, j’attends des constructeurs qu’ils me permettent de faire évoluer ma configuration afin de pouvoir suivre l’évolution du marché sans racheter un nouveau PC tous les 2 ans. Au moment où j’écris ce papier, les GPU AMD ont encore beaucoup de mal à convaincre mais si le fondeur parvient à reproduire en 2018 dans les GPU le tour de force réalisé sur les CPU en 2017, ma configuration idéale sera entièrement de l’équipe rouge.

 

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